Association de défense des consommateurs · depuis 1994

Vous êtes prisonnier du temps partagé.
Voici comment résister.

La loi de 1986 vous enferme dans un système conçu pour vous faire payer indéfiniment. L'ADCSTP vous aide à comprendre vos droits et à agir efficacement.

⚠ Alerte 2025

Recrudescence des escroqueries à la revente en Espagne, au Maroc et au Royaume-Uni. La revente de temps partagé n'existe pas. Toute proposition est une arnaque.

Comprendre

Qu'est-ce que le temps partagé ?

Le temps partagé (timeshare) est un droit de jouissance périodique sur un bien immobilier — généralement une semaine par an dans une résidence de vacances. En France, il est régi par la loi du 6 janvier 1986, dite « loi scélérate ».

Ce système, promu par des groupes comme Pierre et Vacances, vous a été vendu comme un investissement ou un avantage vacances. En réalité, il vous soumet à des charges annuelles sans issue de sortie réelle, pour une valeur de revente nulle.

L'ADCSTP milite depuis 1994 non pas pour une réforme du temps partagé, mais pour sa liquidation financière. La meilleure arme : la suspension des charges.

« Le temps partagé a toujours été une escroquerie qui n'a jamais rien valu, et qui a généré beaucoup de charges pour faire le bonheur des arnaqueurs et financiers. » — ADCSTP

Ce que dit la loi de 1986
  • Droit de jouissance inaliénable mais impossible à céder en pratique
  • Sortie légale quasi inexistante (seule la vente, art. 20, est prévue)
  • Charges obligatoires même en cas de non-utilisation
  • Gestion assurée par la SCI ou SA sans recours réel pour les copropriétaires
  • Non-respect fréquent des directives européennes à la signature des contrats
  • Système qualifié de « féodal » par les juristes qui l'ont étudié
Le mécanisme

Comment fonctionne l'enfermement ?

Un système légal conçu pour vous maintenir captif indéfiniment, quoi qu'il arrive.

1

Vous ne pouvez pas partir

La loi de 1986 ne prévoit pratiquement aucune sortie légale. La vente de vos périodes est théoriquement possible (art. 20), mais le marché n'existe plus. La sortie judiciaire est rare et aléatoire.

2

Les charges continuent indéfiniment

Chaque année, la SCI ou SA vous réclame des charges de gestion. Aucun mécanisme légal simple ne permet de les contester. Elles augmentent régulièrement, sans contrôle réel des copropriétaires.

3

La justice ne vous protège pas

Les tribunaux appliquent mécaniquement la loi de 1986. Les huissiers (notamment AULIBE) sont mandatés pour recouvrer les impayés. Les sociétés de recouvrement multiplient les courriers d'intimidation.

Agir

Comment sortir du temps partagé ?

Deux stratégies, une clairement recommandée par l'ADCSTP.

Recommandé par l'ADCSTP

Suspendre les charges

Suspendre ≠ refuser de payer. C'est informer la SCI par lettre recommandée que vous cessez temporairement les paiements dans l'attente de la résolution du litige.

Cette approche est juridiquement plus solide qu'un arrêt brutal, et envoie un signal clair que vous connaissez vos droits. L'ADCSTP met à disposition des modèles de lettres.

Voir les modèles de lettres →
Alternative

Engager une action en justice

Possible si les directives européennes n'ont pas été respectées à la signature du contrat. La nullité du contrat peut être invoquée, mais la procédure est longue et aléatoire.

L'ADCSTP peut vous orienter et vous mettre en contact avec des avocats spécialisés dans ce domaine.

Nous contacter →
Marché de la revente

La revente n'existe pas. C'est une arnaque.

Toute proposition venant d'un tiers est frauduleuse. Voici les formes les plus courantes de ces escroqueries.

Offres de rachat

Un intermédiaire propose de racheter vos semaines contre une avance de frais. L'argent disparaît, les semaines aussi.

Séjours gratuits

Invitation à un séjour « offert » pour vous revendre d'autres produits ou soutirer des informations bancaires.

Voyages sponsorisés

Promesse de voyages à prix réduit conditionnée à la signature d'un nouveau contrat ou au versement d'une cotisation.

Systèmes à points

Conversion de vos semaines en points échangeables — sans valeur réelle, impossible à utiliser dans les conditions promises.